Mouvement de Résistance Sociale aux Conditionnements Psychologiques Créés par les Médias et par les Pouvoirs Politiques.
VOL. 01Thursday 9th September, 2010NO.001



Le Saviez Vous?
"Un expert dans les médias, c'est la plupart du temps quelqu'un qui articule le consensus de ceux qui ont le pouvoir"

Noam Chomsky,
spécialiste des médias


« À défaut d’avoir recours à la force pour contrôler les populations,
on peut parfaitement les contrôler par l’opinion
»
- Harold Laswell, spécialiste des médias.


Chaque jour, nous nous formons des opinions, sur notre nouveau voisin, sur de nouveaux produits, sur les candidats aux élections, sur des découvertes scientifiques, les religions et croyances et sur ce qui se passe ici et ailleurs. Bref, on peut facilement dire que l’être humain en est un d’opinion.

Lorsque vient le temps de construire notre réalité, nous sommes tous submergés d’informations diverses. D’une part, nos informations proviennent de notre expérimentation directe, donc de nos cinq sens, et d’autre part, de l’expérimentation indirecte, c'est-à-dire d’une source d’information tierce : nos proches, nos voisins, nos collègues, et dans la majorité des cas, des médias.

Notre cerveau collige toutes ces informations, lesquelles nous sont ensuite très utiles lorsque nous portons un regard sur le monde. Et hop! Tout ceci est analysé et devient ce que nous pensons être notre réalité.

Et voici que se pointe à l’horizon une question de taille : sommes-nous sûrs de ce qu’est notre réalité, de ce qui est vrai et juste, ainsi que de ce qui ne l’est pas?

De tous les sujets sur lesquels nous nous formons une opinion, quelle proportion provient de notre expérience directe par rapport à notre expérience indirecte, c'est-à-dire d’informations provenant de ce que disent les autres, et dans la majeure partie des cas, des médias?


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Il est largement admis en psychologie actuellement que la majorité des comportements que nous adoptons dans notre quotidien sont conditionnés par les événements passés, qui ont pu être douloureux ou magnifiques, et par notre éducation.

Nous devons toutefois être conscients que ce processus existe non seulement au niveau individuel, mais aussi au niveau social à l’échelle des populations et être conscient du danger que cela représente, car c’est ce qui crée les racismes, les haines et les discriminations.



Vous trouverez l'ensemble des plaintes qui seront déposées le 17 juillet ici.

You will find all the complaints which will be presented on July 17th here.
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Pour connaitre l'ampleur de la discrimination subie par les Raëliens depuis 15 ans, le MORÉCOMP vous invite à regarder attentivement la vidéo ci-dessous:

L'Église et les crimes sexuels
http://www.cyberpresse.ca/article/20080915/CPOPINIONS05/809150873/6749/CPOPINIONS05

Par Yves Boisvert
La Presse

MONTRÉAL - Le lundi 15 septembre 2008 - L'hiver dernier, l'abbé Philippe de Maupeou a reconnu avoir caressé la vulve et les seins d'une fillette de 8 ans. Il a été condamné à six mois de prison à purger dans la collectivité.

Le prêtre est banni à vie du travail en paroisse. Mais, comme c'est souvent le cas dans les affaires de crimes sexuels, le diocèse de Montréal l'envoie étudier le droit canon à l'Université Saint-Paul à Ottawa, un programme de recyclage professionnel qui coûtera 60 000$.

Certains se scandalisent qu'on dépense l'argent des fidèles pour envoyer étudier ce prêtre. Ce que je trouve bien plus pénible, c'est de voir, chaque fois, combien les hommes d'Église vivent dans le déni. Le mot pédophilie est encore terriblement difficile à prononcer.

«On l'a fait soigner, a dit le cardinal Jean-Claude Turcotte, jeudi dernier, sur les ondes de 98,5 FM. Il (l'abbé) a passé une période de plusieurs mois dans un institut spécialisé pour bien vérifier si c'est un pédophile ou si c'était une erreur de comportement. On sait que ce n'est pas un pédophile, la science actuelle nous le dit.»

Méfions-nous des hommes d'Église quand ils parlent de sexologie.

Un homme de 47 ans n'agresse pas une fillette de 8 ans par accident. Il le fait parce que ça l'excite, et cette excitation porte un nom, votre Éminence : la pédophilie. Les rapports de presse nous disent que le prêtre a également approché une autre fillette, mais sans aller aussi loin.

À l'archevêché, vendredi, on précisait la pensée du cardinal Turcotte : des experts ont évalué que le prêtre n'est pas un prédateur pédophile. C'est à cette expertise que le cardinal faisait référence en parlant de la science et de l'erreur de comportement. On nous dit également qu'il n'y a pas eu de poursuite et que le diocèse a payé pour le soutien psychologique de la famille de la victime.

On n'en est peut-être plus à l'époque pas si lointaine de l'étouffement pur et simple des scandales sexuels, quand on mutait le prêtre fautif et qu'on faisait taire la victime.

Mais le charitable effort pour faire de l'abbé de Maupeou un administrateur serait mieux compris si, au moins, on était capable de reconnaître la simple réalité.

Erreur de comportement ! Des déclarations du cardinal Turcotte aux excuses du cardinal Ouellet, on sent encore l'extrême réticence à simplement admettre les abus des prêtres, à en prendre toute la mesure.

Rappelons-nous ce morceau d'anthologie du cardinal Ouellet, l'hiver dernier, qui demandait pardon pour «des attitudes étroites de certains catholiques avant 1960»! Il ne reconnaissait même pas la faute de la hiérarchie, remarquez bien : c'étaient «des catholiques», ou «des curés» qui véhiculaient les pires préjugés, bref, des incidents isolés.

Des homosexuels ont été congédiés de l'Église bien après 1960 et des pédophiles protégés bien après ça.

Si le cardinal Ouellet a reconnu des crimes passés, il a oublié commodément de demander pardon pour la manière dont l'Église a réagi quand elle a été informée de ces crimes. «Ces scandales ont ébranlé la confiance du peuple envers les autorités religieuses.» Pas seulement les scandales ; la gestion des scandales par des religieux. Comment les victimes ont-elles été reçues par cette institution qui prêche la charité chrétienne ?

Peut-être, dans un autre siècle, un cardinal en parlera-t-il.

Restera-t-il quelqu'un pour l'écouter ?

*****

En 1985, un groupe de prêtres catholiques américains très respectés avait averti les évêques des États-Unis : la pédophilie est une bombe à retardement dans l'Église et, si rien n'est fait, en quelques années seulement, elle croulera sous des poursuites de plus d'un milliard de dollars.

Ce rapport secret avait été commandé pendant le premier procès d'un prêtre pour crime sexuel dans l'histoire américaine.

L'un des auteurs, le révérend Thomas Doyle, estimait à l'époque que le nombre de pédophiles parmi les prêtres catholiques américains pouvait s'élever à 5%. C'est-à-dire 3000 clercs sur 57 000. La pédophilie, ajoutait-il, est «le plus sérieux problème auquel l'Église doit faire face depuis des siècles».

Le rapport, parfaitement lucide, proposait de mettre fin à la mutation des prêtres pédophiles, à l'étouffement des scandales et à la loi du silence pour s'occuper des victimes. On l'a jugé alarmiste dans la hiérarchie, qui n'a pas voulu entendre cette vérité embarrassante ni changer ses manières.

Vingt-trois ans plus tard, on peut se demander si celui qu'on accusait d'exagérer n'avait pas sous-estimé le problème. On estime que, depuis 2002, les diocèses américains ont versé plus de deux milliards de dollars à 12 000 victimes de pédophilie pour les agissements de 5000 prêtres. Cinq diocèses sont maintenant en faillite, dont Boston et San Diego.

Interrogé après avoir été mis à la retraite par son évêque il y a cinq ans, le père Doyle s'est dit «profondément en colère et encore plus triste, pas pour moi, mais parce qu'il a fallu le viol, l'agression, le pillage et le meurtre de l'âme de milliers et de milliers de gens pour attirer leur attention».

Nos hommes d'Église l'ont-ils entendu ?

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